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        7h30, on embarque dans un bus un peu destroy, un peu tout terrain, devant la Harpa. Celui ci doit nous amener au départ du fameux trek du Laugavegur. Le point départ c’est Landmannalaugar, un campement au fond d’une vallée. Le pitch de la rando c’est des paysages incroyables, des couleurs qu’on ne voit pas ailleurs, le tout dans du froid, du vent et la pluie.

        L’ensemble des refuges étant plein lors de nos préparatifs, on a décidé de partir en autonomie. Pendant les trois jours précédents le trek je regardais donc frénétiquement les prévisions météo espérant qu’on ne se prendrait pas trop de pluie sur la tête, ou de vent sur la tente, ou tout ça en même temps. Au départ, on a donc plusieurs scénarios en tête en fonction du temps. Cumuler deux étapes le deuxième jour afin de profiter d’une fenêtre météo qui semblait bonne pour le quatrième jour et rejoindre Skogar. S’arrêter à Porsmork en cas de mauvais temps sur la dernière partie. Bilan, la fenêtre météo n’en était pas vraiment une mais on doublera quand même les étapes dans la seconde journée. Nous feront donc les 55km du trek en trois étapes: samedi 12km,  27km dimanche et lundi 16km.

        Au bout de quelques heures de route, on passe sur une piste qui contourne le volcan Hekla. A ce moment le paysage devient sacrément lugubre. Nous avançons sous une bruine fine, le sol est noir, les roches volcaniques qui en émergent le sont tout autant et pour couronner le tout le brouillard couvre la zone. On nous explique à ce moment que ce volcan est un des plus dévastateur d’Islande, qu’il est particulièrement actif et surveillé et qu’il est actuellement interdit d’aller s’y promener.

        Puis du vert apparait petit à petit sur les reliefs qui encadrent la piste et le brouillard se lève un peu. On fait une halte peu avant d’arriver au camp. Cette fois on commence à en prendre un peu plein les yeux. C’est beau, même sous les nuages.

        Arrivé au camp, il est coutume d’aller se signaler aux secouristes, dire qu’on part faire le trek. Il faut dire qu’un anglais y est mort de froid il y a quelques années, perdu dans le brouillard à quelques minutes du refuge. En réalité devant l’affluence que génère ce trek, le système de suivi étape par étape a été remplacé par un site web sur lequel s’enregistrer. Le truc est pas mal fait, j’avoue que je ne sais pas si ça existe dans nos alpes, mais si c’est pas le cas, ça pourrait être bien utile pour les alpinistes en herbe.

        Bref, on rempli les gourdes, on trouve le chemin et on se lance. C’est parti pour 55km.

        Le chemin commence par partir tout droit dans un champ de lave. Tout impressionné je sors tout de suite l’appareil et commence à faire des photos en me disant que si ça se trouve je ne verrai pas ça plus tard. Idée stupide, j’ai terminé le voyage avec deux fois plus de photos du début que de la fin.

        Quoi qu’il en soit, le paysage est superbe et au bout de cette première section on débouche sur cette première étendue qui nous donne déjà une petite claque visuelle. On en profite pour manger un peu avant de commencer la petite ascension vers le refuge. Ascension qui va représenter la majeure partie de cette première journée de marche. Il y a encore beaucoup de monde sur la première partie du parcours : beaucoup restent une nuit ou deux à Landmannalaugar pour randonner dans le coin.

        On commence à monter, le chemin passe au milieu de fumeroles et d’odeur de souffre encadré par des barrières de roches volcaniques. Ça fait moins d’une heure qu’on marche et je me dis déjà qu’on est pas venu pour rien. Je prends une photo tous les dix mètres – la sélection pour ce billet s’est avérée un peu complexe…  En passant la première crête on peut voir derrière nous plusieurs sommets, les restes d’un champ de lave et des fumeroles un peu partout. Pour parler simplement c’est assez grandiose, et ce n’est que le début.

        Une fois ces premières crêtes passées, le chemin bifurque et les randonneurs se font un peu moins nombreux. Le paysage reste assez incroyable, les couleurs sont un peu folles. A ce moment on a le droit à quelques rayons de soleil et certaines faces prennent alors de jolis contrastes.

         

        Passé cette zone on débouche sur un plateau qui avoisine les 1000m d’altitude (on ira pas beaucoup plus haut pendant ce trek). On chemine entre les névés, le vent souffle un peu plus fort et les nuages ne sont pas très loin.

        Avant d’arriver sur le dernier plateau – fait de roche volcanique et de sable encadré par la neige – on traverse une dernière zone chaude. C’est relativement photogénique.

        Dernier plateau, on passe un grand névé, puis c’est la ligne droite vers le premier refuge. On trouve un emplacement, on plante la tente, le brouillard tombe, le vent se lève. Au moment de réchauffer un peu de riz pour le diner l’eau sur nos bonnets gèle un peu. On ne traine pas trop dehors, 27km nous attendent le lendemain et il s’est mis à pleuvoir.

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