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        Au matin le brouillard s’est levé, la pluie s’est à peu près arrêtée. On plie la tente, on fait les sacs et on démarre. C’est partie pour une bonne journée de marche: 27km, en perdant 400m d’altitude au passage. La rando commence par une grande ligne droite sur un plateau vallonné. On voit le chemin disparaitre derrière des petites buttes pour mieux réapparaitre un peu plus loin. On marche sur une sorte de sable, entouré de névés et de mousse. C’est encore relativement très beau. Pendant toute la journée on aura droit à un bon vent de travers, ce qui fait avancer quand ça t’emporte pas.

         

        Au moment de quitter ce grand plateau, on traverse une dernière grande zone de sources chaudes, ça sent le souffre, il y a de la vapeur d’eau de partout et on marche dans une sorte de glaise qui s’amasse sous nos chaussures. Il y a un côté assez cinématographique à tout ces paysages. Le genre de moment où arrivant devant un nouveau panorama, tu t’imagines ce genre de bande son.

         

        Lors qu’on passe cette zone, on se retrouve devant ce paysage (ci-dessous). C’est relativement grandiose, le refuge qui marque la mi-journée se situe au niveau du lac qu’on peut voir en haut à gauche. C’est le moment où on se dit qu’on devait y être dans une heure. En réalité il nous faudra deux heures de marche et un rivière à passer à gué. Inutile de préciser que dans ces cas là ce n’est pas une source d’eau chaude.

         

        Pause de midi à 14h, encore 12km à parcourir. On mange un bout, je range mon appareil photo dans mon sac. Les 2 kg du boitier qui pendent autour de mon cou commencent à se faire sentir. Le reste du parcours est plus simple. Il nous faut traverser deux rivières – dont une glacière, arrivant jusqu’à mi-cuisse, c’était marrant (et froid) – et traverser une longue plaine de sable.

        Le chemin poursuit donc sur la gauche de la montagne ci-dessus, après avoir passé les rivières, on entame cette grande plaine de sable. Le sol est noir, parsemé de petites fleurs. de chaque coté des petites montages aux flancs plus ou moins verts nous encadrent (c’est beau). Après plusieurs kilomètres le chemin passe entre deux petites élévations, en se retournant on peut apercevoir la plaine que nous venons de traverser, immense et sombre. Dans cette passe le vent transporte pas mal de sable avec lui. On ne traine pas.

        On arrive alors dans une nouvelle plaine de sable noir. Le chemin part tout droit jusqu’à l’horizon. Le poids des sacs commence un peu à se faire sentir mais le refuge du soir est normalement derrière cette ligne d’horizon. Enfin un peu après.

        Après trois ou quatre moments où on se dit qu’on va finir par voir ce satané refuge et fait non, on finit par arriver à ce dernier virage. Au loin un glacier immense dont le blanc contraste avec le sol noir qui nous a accompagné pendant la moitié de la journée. Je reprends alors l’appareil pour prendre une dernière photo.

         

         

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