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        Le vent a soufflé toute la nuit et le sable s’est infiltré un peu partout. Première observation, la tente est solide, seconde observation, se prendre du sable sur la tête pendant la nuit c’est pas super agréable.

        Au programme de la journée, 16km (les derniers), en perdant 400m d’altitude. La première partie du chemin est dans la lignée des 10 derniers km de la veille : du sable, quelques herbes et de la mousse. Au fond on devine entre les nuages le grand glacier Mýrdalsjökull que l’on va longer tout au long de la journée.

        En quittant le refuge, un panneau nous explique les réflexes à adopter en cas d’éruption volcanique. Un volcan se cache sous le glacier, et l’Eyjafjallajökull est pas loin non plus. D’ailleurs, en raison d’une éruption récente, le chemin commence par faire un grand détour, nous amenant à franchir une rivière (ci-dessus et ci-dessous), avant de pouvoir tracer tout droit vers Þórsmörk.

         

         

        En ce début d’étape nous sommes nombreux sur le chemin. Beaucoup de groupes accompagnés dont les sacs lourds sont convoyés par 4×4 entre les refuges. Ils marchent donc d’un pas léger et les doubler avec un chargement sur le dos est à la fois pénible (le chemin n’est pas fait pour) et bon pour mon égo de marcheur alpin. “ohoh je les ai bien eu ces touristes” se disait ainsi le marcheur tout autant touriste que je suis.

         

        Petit à petit le terrain change, le sable noir laisse place à d’avantage d’herbe. Le chemin descend doucement dans la vallée. On traverse un dernier champ de lave figé, puis après un virage on se retrouve face un végétal inédit : des arbres. Des petits arbres, mais des arbres quand même. On fait une petite pause avant d’entamer l’ascension de la dernière colline.

        Se retrouver à marcher entre quelques arbres était un moment assez particulier. Après trois jours où rien ne dépasse de plus de 30 cm du sol, se retrouver face à quelques arbres fait du bien. A ce moment il tombe une fine bruine et je ne sais pas si c’est le fait de savoir que nous étions presque au bout du chemin, ou simplement le fait d’être dans l’herbe, non loin d’un ruisseau tranquille, mais j’étais bien.

        On traverse une dernière rivière à pied, tout aussi froide que les autres, puis on chemine tranquillement entre les arbres sur un chemin de terre. Þórsmörk est annoncé à quelques kilomètres. Le soleil et la pluie jouent des coudes. Lorsque nous arrivons au refuge une averse prend fin. Non loin un panneau indique Landmannalaugar à 55km.

        Il fera beau tout le reste de l’après-midi. En attendant le bus au soleil, on savoure un bon gros plat de pâtes aux sardines. Inutile de dire que c’était un des meilleurs moment des vacances.

         

        LANGLAIS Jean-Yves

        te lisant, Guillaume, me revient cette phrase dans Rosa Candida d’Audur Ava Olafsdottir: Est-ce qu’un homme élevé dans les profondeurs obscures de la forêt, où il faut se frayer un chemin au travers de multiples épaisseurs d’arbres pour aller mettre une lettre à la poste, peut comprendre ce que c’est que d’attendre pendant toute sa jeunesse que pousse un seul arbre?
        Pa²

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